un p'tit son réalisé sous fruity pour me défouler et mettre un
peu de subversion dans ce monde d'hypocrites au cul
béni...
un p'tit son réalisé sous fruity pour me défouler et mettre un
peu de subversion dans ce monde d'hypocrites au cul
béni...
morceau live réalisé sur ES1, JoMoX XBase09 et Ableton Live pour rajouter des sons.
(titre special dédicace à Overtribe qui m'a amené dans les
montagnes où j'ai chopé froid et suis malade depuis, bien que aux
3/4 guéri à l'heure ou je poste
ça m'apprendra à pas assez m'habiller. Bref
c'était pour la bonne cause)
Bon week end à tous et merci d'avance pour vos com!!!

Chacun, pour se rassurer, pourra penser
que devenir un tortionnaire est une question de personne. Mais les
nombreuses reproductions de l'expérience de Milgram, dont les
dernières ont été publiées en janvier dans la revue American
Psychologist, prouvent que ce n'est pas le cas. Quels que soient le
sexe, l'âge, l'origine ethnique, la religion, la catégorie
socioprofessionnelle..., tout le monde ou presque pourrait
commettre l'impensable. Pour Milgram, c'est le contexte qui
engendre l'obéissance. La soumission à l'autorité produit un
changement d'état de l'individu qui passe à ce que le célèbre
psychologue nomme «l'état agentique» : le sujet ressent des
scrupules, il a conscience du mal qu'il inflige, mais perd son
libre arbitre et ne se sent plus responsable de ses actes, se
considérant comme le simple «agent» d'une autorité. Dans son
esprit, le vrai responsable devient le représentant de cette
autorité (le chercheur à l'université et l'animatrice dans Zone
Xtrême). En somme, pas responsable, donc pas coupable ! Reste à
comprendre d'où vient ce penchant pour la soumission à l'autorité.
«Nous apprenons à obéir dès l'enfance, affirme Jean-Léon Beauvois.
Il est donc normal que nous nous soumettions si facilement.» C'est
ce que prédit le psychologue américain Martin Hoffman, qui s'appuie
sur des études montrant que les deux tiers des relations
parents-enfants sont des événements disciplinaires : «mange ta
soupe», «range ta chambre», «n'embête pas ta soeur».
Zone Xtrême révèle l'influence considérable de la télé sur l'acteur
du spectacle, c'est-à-dire le candidat du jeu. Mais de l'autre
côté, dans le salon du téléspectateur, l'emprise est tout aussi
forte. Didier Courbet, professeur à l'Institut de recherche en
sciences de l'information et de la communication (Irsic), l'a
montré lors d'une expérience qui s'est déroulée cet été à
l'université d'Aix-Marseille. Des étudiants ont été recrutés pour
participer à une supposée évaluation des programmes télévisés. En
fait, ce que le chercheur souhaitait vérifier, c'est l'influence
des programmes sur les comportements d'aide. Son hypothèse : une
personne exposée à un programme violent sera moins solidaire qu'une
personne qui vient de regarder un programme altruiste. Les
étudiants ont ainsi visionné, individuellement, un extrait de Saw,
film d'horreur particulièrement sanglant, ou un film mettant en
valeur les comportements d'entraide. Croyant l'expérience terminée,
les étudiants croisaient alors dans le couloir un complice du
laboratoire qui faisait tomber à leurs pieds une pile de documents.
Aucun des étudiants ayant visionné le film d'horreur ne s'est
arrêté, contrairement aux autres qui ont tous apporté leur
aide.
«Aujourd'hui, nous démontrons clairement que les programmes qui
mettent en scène la violence, l'égoïsme, l'individualisme ou la
compétition produisent une influence négative sur les personnes qui
les regardent. Cela relève d'une théorie de l'apprentissage qui
prédit que l'on a tendance à reproduire ce que l'on voit», explique
Didier Courbet. Or ce sont justement ces valeurs qui ont la cote
dans les programmes de divertissements diffusés par la plupart des
chaînes : Le Maillon faible, Koh Lanta, Loft Story, Secret Story,
Pékin Express, L'Ile de la tentation, Next, etc. Conclusion de
Jean-Léon Beauvois : «On pourrait réduire sensiblement les chiffres
de la délinquance en diminuant de 50% la quantité d'hémoglobine à
la télévision. Mais est-ce que les créateurs seraient d'accord
?»
Jean-Léon Beauvois, professeur de psychologie sociale :
D'où viennent les techniques d'influence ?
Les influences psychologiques sont l'objet le plus important de la
psychologie sociale expérimentale. Dès les années 1930, l'Américain
Muzafer Shérif s'intéressait à la formation des normes dans les
groupes, ou comment les individus s'influençant les uns les autres
tendent vers une opinion moyenne. Pensons aussi aux travaux
importants de Kurt Lewin sur les ménagères américaines pendant la
Seconde Guerre mondiale. En pleine pénurie alimentaire, il obtient
d'elles qu'elles cuisinent des bas morceaux de boucherie en les
amenant à prendre un simple engagement public : lever la main pour
montrer leur intention de cuisiner ces bas morceaux. La fin de la
Seconde Guerre mondiale a aussi été une période décisive grâce à
l'étude de la propagande et de la persuasion, avec notamment les
travaux de l'Américain Cari Hovland. C'est l'un des premiers à
avoir fait de l'expérimentation sur le changement des attitudes par
persuasion. Par exemple, lorsque l'on veut convaincre que la thèse
A est la bonne, faut-il présenter pour la disqualifier la thèse B
qui s'oppose à A ?
Qu'est-ce qui distingue la persuasion de la manipulation ?
La persuasion est un moyen d'influence licite. Celui que l'on tente
de convaincre par des arguments sait qu'on peut l'influencer. Alors
que la manipulation repose sur le fait que la cible ne se doute de
rien et n'a pas conscience d'être influencée.
Est-ce que la connaissance des techniques d'influence suffit à y
résister ?
Malheureusement non. D'abord parce qu'il y a des influences
inconscientes qui, par définition, ne sont pas détectées. C'est le
cas de l'effet de simple exposition de la publicité ou encore de
celui du modelage que l'on retrouve dans les séries télévisées,
notamment américaines. Les héros y véhiculent toujours des modèles
de savoir-vivre et de savoir-être. Ils ont des pensées modales,
celles de l'opinion moyenne. Ils amènent par modelage inconscient
les «déviants» vers cette opinion. Ensuite, pour ce qui est des
manipulations du comportement, par exemple le «pied dans laporte»
(lirep. 52), le fait de les connaître ne nous en protège guère.
Nous ne sommes pas toujours à l'affût de ce qui se passe. La
plupart du temps, nous sommes plutôt dans un état de faible tension
cognitive qui ne nous permet pas de remarquer que quelqu'un est en
train de mettre en place des rouages.
Peut-on au moins diminuer l'effet des manipulations ?
Oui, si l'on ne se laisse pas embobiner par le mot liberté. Il faut
accepter que la liberté ne fasse pas partie de l'essence de
l'homme. Ce sont les situations concrètes qui laissent plus ou
moins de liberté. Par exemple, dans un contexte hiérarchique, quand
un chef vous dit «tu fais comme tu veux», cela ne change rien au
rapport de subordination. Votre liberté n'est pas de choisir entre
des options plus ou moins intéressantes, elle n'est que de vous
soumettre ou de vous démettre. C'est en analysant chaque situation
que l'on peut évaluer de quelle marge de liberté on dispose. Les
gens qui ont conscience de cela sont moins manipulables que les
autres. Ils se laissent moins facilement avoir par des déclarations
du genre : « Vous êtes libre de... ».
Olivier Hertel
Article provenant du site Sciences et avenir :
Lors d'un faux jeu, des candidats ont été invités à électrocuter
l'un des leurs s'il répondait mal. Tous prêts à devenir
tortionnaires pour la télé ?
« Mauvaise réponse de Jean-Paul ! » s'exclame l'animatrice Tanya
Young. «Le châtiment ! le châtiment !», hurle le public. Alain*, la
quarantaine, genre bon père de famille, s'exécute. Parmi les trente
manettes à sa disposition devant lui, il pousse celle indiquant 340
volts. Dzitttttt ! Le malheureux Jean-Paul, ligoté sur une chaise
électrique à l'abri des regards, hurle... puis un silence pesant
retombe. Il y a quelques minutes encore, Jean- Paul suppliait :
«Laissez-moi partir, ça fait trop mal, vous n'avez pas le droit !»
Maintenant, il ne répond plus. Inconscient ? Mort ? Encouragé par
l'animatrice, Alain lui pose encore six questions qui restent sans
réponse. A chaque fois, sous les vivats du public, il administre le
châtiment prévu : un choc électrique de plus en plus fort. Jusqu'à
460 volts ! Les caméras zoo- ment sur le visage d'Alain, en sueur.
Pas de doute, l'homme n'aime pas ce qu'il est train de faire :
électrocuter Jean-Paul, un homme qu'il ne connaît même pas, sous
prétexte qu'il ne donne pas les bonnes réponses... Bienvenu à Zone
Xtrême ! Le j eu de la mort en direct. Car ces scènes de torture
sont extraites d'un jeu télévisé auquel Alain, comme 80 autres
candidats, a participé, ignorant, comme le public, qu'il s'agissait
en réalité... d'un simulacre ! Il a été conçu par l'auteur et
producteur Christophe Nick pour les besoins d'un film documentaire
sur la violence du petit écran et devrait être diffusé sur France 2
à la fin de l'année. Jean- Paul, le «torturé», est en fait un
comédien. Il ne reçoit pas le moindre choc électrique, mais simule
la douleur. «J'ai voulu comprendre comment la télévision pouvait
nous manipuler pour nous conduire à accomplir des actes que nous
condamnons en temps ordinaire, explique Christophe Nick.
Aujourd'hui, dans certains jeux, les gens acceptent de faire
publiquement n'importe quoi, car ils accordent à la télévision une
autorité considérable à laquelle ils se soumettent. Mon
documentaire s'appuie sur l'analyse de scientifiques pour
comprendre cette influence.»
Le producteur s'est directement inspiré des expériences de Stanley
Milgram sur la soumission à l'autorité. En 1963, ce psychologue
américain de l'université Yale (Connecticut) souhaitait vérifier si
des individus ordinaires, soumis à une forme d'autorité ?- en
l'occurrence celle de la science -, étaient capables d'obéir
aveuglément, jusqu'à se comporter comme des tortionnaires. Des
personnes recrutées par annonce étaient invitées dans un
laboratoire de la prestigieuse université pour participer à une
expérience dont elles ne connaissaient pas le propos. A leur
arrivée, on leur expliquait alors qu'il s'agissait de tester les
effets de la punition (des chocs électriques) sur l'apprentissage.
Le participant était désigné comme «professeur» chargé de poser des
questions à un «élève» - en fait un complice du laboratoire -
installé sur une chaise électrique dans une pièce voisine. En cas
de mauvaise réponse, le «professeur» devait administrer à l'élève
une décharge électrique allant de 15 à 450 volts à l'aide de
manettes sur lesquelles était précisé «choc léger», «choc moyen»,
«choc très intense», «danger : choc violent» et «XXX» pour des
chocs aux conséquences inconnues. A chaque impulsion, le
«professeur» entendait les protestations de l'élève, passant du
gémissement aux suppliques et aux râles... jusqu'au silence à
partir de 300 volts. Un chercheur austère installé à côté du
«professeur», surveillait le bon déroulement de l'expérience et
incitait à la punition. En cas d'hésitation, il ordonnait tour à
tour : «Continuez !»; «L'expérience exige que vous continuiez !»;
«Il est indispensable que vous continuiez !»; «Vous n'avez pas
d'autres choix, vous devez continuer !» Les résultats stupéfiants
obtenus par Stanley Milgram ont fait frémir des générations
entières ! Parmi les 40 «professeurs», tous ont infligé des chocs
«intenses» allant jusqu'à 285 volts et 65% d'entre eux ont continué
jusqu'au dernier bouton à 450 volts, étiqueté «XXX». Presque
cinquante ans après Milgram, les résultats obtenus dans Zone Xtrême
sont sensiblement les mêmes, voire supérieurs ! 81% des candidats
ont torturé Jean-Paul jusqu'aux punitions supposées mortelles...
Cette fois, l'autorité n'est plus le chercheur censé contrôler la
situation et emblème du savoir, mais l'animatrice, symbole du
pouvoir des médias. Impossible d'invoquer les intérêts financiers
pour expliquer ces comportements : la production avait indiqué aux
candidats qu'ils ne recevraient que 40 Euros de dédommagement.
Jean-Léon Beauvois, ancien professeur de psychologie sociale à
l'université de Nice-Sophia-Antipolis et conseiller scientifique de
cette expérience, ne cache pas son étonnement : «Je ne m'attendais
pas à un tel résultat... Nous accordons donc autant d'importance à
l'institution qui fabrique le divertissement qu'à la science qui
fabrique le savoir.» (Lire aussi l'interview p.
51.)
bon voila la dernière version finale définitive (jusqu'à la
prochaine). Bon promis c la dernière
J'ai rajouté un arpégiateur sur la basse et quelques petits sons perchants, le reste n'a pas changé.
Bonne écoute et merci pour vos com!!!